La guerre 1870-1871 à La Remuée

Les jeunes rémotais sont mobilisés dans la 7è Cie du 2è bataillon de gardes mobiles de la Seine-Inférieure. Ils y participent à la défense du département. Deux d'entre eux, Casimir Calle et Pierre Picot, sont faits prisonniers au combat de Bosc-le-Hard (4-12-1870).

Samedi 17 décembre 1870 : des hommes aux allures louches, costumés en soldats français, collent des affiches : "Les troupes qui passeront damain sont françaises. Recevez-les bien ".
Dimanche 18 décembre, pendant la grand messe : un détachement d'une cinquantaine de dragons prussiens traverse le bourg vers l'oiselière. Une petit fille, qui se trouvait là, s'en souviendra longtemps : Henriette Mésenge, devenue Vve Simenel, est morte à plus de 100 ans, à Raffetot, en 1964. Les prussiens repartiront par Bolbec.

Nuit du 9 au 10 janvier 1871 : une "Importante" colonne prussienne (700 hommes et cinq canons), traverse le bourg vers Saint-Romain. Ils seront tenus en échec à Gonfreville-l'Orcher et se replieront.

BATTUS, MAIS PAS PRIS : 13 janvier :les soldats français occupent La Remuée.
Ils se replieront le 15.
17 janvier : battus à Saint-Romain, des prussiens repassent en désordre.
Fin janvier : les troupes françaises occupent La Remuée. Elles resteront jusqu'à l'armistice (premiers jours de février).

Après l'armistice, les prussiens se retirent jusqu'à Lillebonne et les Français jusqu'à Rogerville. une "zone démilitarisée" subsiste entre les deux, jusqu'au paiement de l'indemnité de guerre. Pendant ce temps, un "poste frontière" fonctionne : Saint-Romain.

Les prussiens voulurent réquisitionner des chevaux à La Remuée, mais comme l'on savait qu'ils n'en prenaient que des bons, on eut soin de battre les malheureux animaux pour qu'ils paraissent énervés.

Les dégâts causés par les prussiens aux civils du canton furent évalués à 77.000 francs (d'époque).







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