Quelques
jours avant les vacances de Pâques, l’Inspecteur d’Académie nous écrivait pour
annoncer la fermeture d’une classe maternelle alors que, d’après nos derniers
comptages, les enfants seraient plus nombreux à la rentrée de septembre 2011
qu’actuellement. Cette décision aurait été juste et compréhensible si le nombre
d’enfants avait baissé. Or, ce n’est pas du tout le cas.
L’école étant
obligatoire à partir de 6 ans, la question est de savoir si nous ne nous
acheminons pas vers la fin des classes maternelles dans nos écoles !
Serait alors à la charge des communes la crèche ainsi que le personnel communal
destiné à la faire fonctionner.
En agissant
ainsi, le but caché de l’Etat n’est-il pas de se désengager de façon
conséquente au détriment des communes qui devront, par une hausse très
significative des impôts locaux,
financer cette nouvelle charge ?
C’est justement et, entre autres, grâce à la qualité de l’enseignement
pédagogique dispensé à l’école Henri Dès que de jeunes couples préfèrent quitter
la ville pour s’installer à la campagne. Que feront-ils demain si nos classes
ferment ?
Nos
impôts locaux, taxe foncière et d’habitation sont bien inférieurs à la moyenne
de ceux du département. Il en est de même encore si on les compare avec
ceux des communes environnantes qui composent la communauté de communes Caux
Estuaire (hors foncier non bâti). Je formule le vœu qu’aussi longtemps que
possible et compte tenu des hausses que nous subissons tous dans tous les
domaines, la part communale de ces impôts
locaux reste ainsi et sans augmentation significative. Voilà pourquoi je ne
souhaiterais pas que l’Etat se désengage encore plus au préjudice de nos
communes.